Des vacances à Dubai à la rame
Par Laurentj le samedi, août 26 2006, 18:11 - Divers - Lien permanent
Dubaï, l'un des pays comptant le plus de rois du pétrole au kilométre carré. Il connait depuis quelques années un développement hallucinant en terme d'infrastructures touristiques, avec des projets grandioses, comme le Palm Island Resort ou l'hôtel Burj-Al-Arab.
J'entend souvent à la télé ou ailleurs, que les rois du pétroles et autres riches investissent dans ce développement, afin d'avoir une solution de rechange
, une nouvelle source de revenus quand le pétrole viendra à manquer.
Qu'ils disent[1]... Bon. Pourquoi pas.
Question à deux balles : quand il n'y aura plus assez de pétrole pour faire fonctionner ce qu'on appelle des avions, comment ira-t-on en vacances à Dubaï ? (ou plutôt, comment iront les riches à Dubaï en vacances, parce que ce n'est pas des hotels deux étoiles qu'il y a là-bas). Comment les investisseurs compteront-ils remplir leurs hôtels ?
Aprés reflexion, j'ai peut-être un début de réponse : il n'y aura que les riches qui pourront se payer des barils de pétroles pour remplir les réservoirs de leur jets privés. Ok mais aprés, quand il n'y aura plus une goutte ?
Notes
[1] Les journalistes ou les intérressés, je ne sais pas trop si ce sont des raisons officiels ou des affabulations de journalistes que tout le monde répète.
Commentaires
Non tous les pays de la péninsule arabique ne sont pas des pompes à pétrole, les réserves de pétrole de Dubaï sont 1/20ème de celles d'Abu Dhabi (autre émirat voisin). Et les revenus du pétrole ne représentent qu'une faible proportion du PIB de Dubaï. La vraie force de Dubaï est dans le commerce international du à sa position dans la région et sa gigantesque zone franche qui compte notamment un très grand port le «Jebel Ali» et à son gigantesque aéroport. Dubaï est donc une sorte de paradis libéral qui attire les entreprises. En plus de ça, Dubaï devient une destination touristique incontournable dans le monde. Et pas n'importe quel tourisme puisque c'est essentiellement du tourisme de classe élevée. En effet, les gens y vont souvent pour faire du shopping car ils ne payent pas de taxe, ainsi que pour acheter de l'or. Dubaï est un émirat, et non pas un pays, puisqu'il fait partie de l'UAE ou Émirats Arabes Unis qui est une fédération d'État. Et pour vraiment répondre à ce que tu dis, nous sommes aussi dépendant au pétrole et vulnérable que Dubaï l'est. De plus, ils disposent d'un ensolleillement assez élevé, alors ils pourront le cas échéant se rabattre sur l'énergie solaire. Bon d'accord, Dubaï l'est un peu plus mais surtout parce que c'est une plateforme du commerce mondial et de ce qu'on appelle la mondialisation et donc en dépends directement. Si les couts de transports augmentent considérablement, Dubaï en patira, c'est mécanique.
PS: http://en.wikipedia.org/wiki/Dubai est quand même plus à jour, riche et pertinente que la version française
Il existe déjà des alternatives au pétrole, avec pour prendre l'exemple des moteurs diesel de la simple huile de colza qui remplace le gazoil (sans aucune modification).
Je pense que le jour ou il n'y aura plus une goute de pétrole, comme par miracle, tout un tas de solutions alternatives sortirons de dessous les fagots et conviendrons aux différents modes de transports.
Gaffe aux alternatives miracles.
Je ne sais plus où j'ai entendu/lu ça (donc à prendre avec des énormes pincettes), mais j'ai cru comprendre que si on remplaçait rien que l'essence avec les huiles végétales correspondantes des véhicules à moteurs alternatifs, on consommerait plus de champs qu'on en a actuellement sur terre toutes cultures confondues, et que pour obtenir les rendements nécessaires, les engrais produiraient une pollution qui n'est pas forcément moins importante.
Bon, comme c'est pris avec des énormes pincettes, faudrait voir ce qu'il en est, mais de ma connaissance, le remplaçant magique on l'attend toujours. Je ne crois pas à la techno miracle qui reste dans les cartons en attendant. Sauf si elle appartient à un des gros pétroliers, il y aurait trop d'intérêts à la lancer. Même un constructeur de moteur a tout intérêt à lancer un truc qui remplace le pétrole (c'est toujours mieux que risquer de voir les gens utiliser moins les voitures)
Gerald : des alternatives existents, mais ne sont utilisables qu'à petit echelle (cf commentaire d'eric, effectivement, il faudra choisir : c'est soit manger, soit produire le colza &co suffisant pour remplacer le pétrole.
Et puis l'huile de colza ou autre remplaçant d'origine végétale, c'est pas vraiment fait pour les avions. Les moteurs d'avions, surtout à réactions, nécessite un carburant de haute qualité, d'une certaine fluidité etc, que ne peuvent apparement pas apporter ces alternatives.
Quand il n'y aura plus de pétrole, il n'y aura plus de pétrole, faudra vous y faire, prendre le vélo, les rollers pour aller au boulot (ou le train à l'éléctricité nucléaire, mais là encore, l'uranium n'est pas disponible en quantité illimité), le bateau à voile ou à charbon pour traverser l'atlantique, etc.
Je pense que c'est utopique de croire que la technologie nous sauvera et fera des miracles. Au mieux, elle fera limiter des dégats aux crises économiques qui nous attendent...
Concernant les alternatives, le sujet est bien choisi. Car effectivement, le kérozène est le seul composé du pétrôle pour lequel nous n'avons à ce jour aucune solution.